HÔTELS MEUBLÉS À PARIS #livros e uma transição urbana



Ce livre résulte d'un pari ambitieux : saisir les hôtels meublés parisiens comme des lieux de mémoire. Mais comment la mémoire porrait-elle exister dans ces lieux marqués par l´immigration, la domination et, aujourd´hui, défaits par la destruction ou la réaffectation à dáutres fonction plus lucratives?
Nous sommes allées y voir de plus près, assurées du soutien des penseurs de la mémoire, ses théoriciens d'abord, historiens et sociologues, ses passeurs ensuite, écrivains et muséologues () L'imminence de la disparition des hôtels meublés et du milieu qu'ils constituent n'a pas peu compté dans notre détermination de pousser toujours plus loin une investigation pourtant interminable au sens premier du terme.
Nous savions que l'hôtel meublé était le premier logement de l'étranger, qu'il vienne de la province voisine ou d'au-delà des frontières. Nous savions que le nombre d'établissements était passé, en trois quarts de siècle, de plus de 20 000 à moins de 800, de 230 000 chambres à un peu plus de 18 000. 
Fortement marqué par le stigmate, l'hôtel, lieu paradoxal, est aussi objet d'idéalisation et de nostalgie. Toile de fond de mythes et de légendes urbaines à travers la chanson, le cinéma et la littérature, il est aussi, de par les gens qui le traversent et l'habitent, le dépositaire de vies d'ici et d'ailleurs et, par là même, profondément ancré dans l'urbanité de la capitale : des lieux de culture en d'autres termes. 
Les histoires de migration qui y ont eu cours ont pour le moment une existence faible au sein des causes mémorielles entendues, mais elles existent dans les récits des hôteliers et des clients comme dans les textes littéraires qui s'y rapportent.


Et un promesse pas encore tenue: Une France de propriétaire.

« Je veux permette à chaque ménage d´être propriétaires parce que la propriété est le rêve de chacun d´entre nous »


Les Enfants de Don Quichotte. ici